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@ Selim
2025-04-01 17:28:39
HTTP, Bitcoin, Nostr…
Ces protocoles ouverts n’ont rien à vendre, personne à impressionner, et surtout : pas de CEO pour trahir leurs utilisateurs.
Contrairement aux plateformes centralisées comme X (ex-Twitter), Facebook ou même certaines fintechs à la mode, un protocole ne dépend pas des décisions d’un dirigeant ou d’un conseil d’administration.
Il n’est pas motivé par la recherche de profit à court terme, ni par des objectifs de croissance déconnectés de l’intérêt de ses utilisateurs.
C’est simple :
- HTTP a permis à tout le monde de publier sur le web.
- Bitcoin permet à chacun de stocker et transférer de la valeur sans permission.
- Nostr permet de s’exprimer, publier, zapper, sans dépendre d’une entreprise.
Et ces trois exemples ont un autre point commun :
Ils sont plus susceptibles de se répandre, de rester, et de garantir la souveraineté individuelle.
À l’inverse, les solutions propriétaires sont séduisantes au début : elles sont souvent bien financées, bien designées, bien marketées. Mais elles finissent toujours par imposer leur modèle :
- changement des règles,
- collecte ou vente des données,
- monétisation agressive,
- ou pure et simple fermeture du service.
Un protocole, lui, est neutre. Il ne décide pas à votre place. Il ne vous surveille pas. Il ne change pas de cap pour satisfaire ses investisseurs.
C’est un terrain commun, où chacun peut construire ce qu’il veut, interopérer avec d’autres, et garder le contrôle sur ses données, sa voix, son argent.
Alors oui, adopter un protocole demande parfois un peu plus d’effort. Il faut comprendre les bases, apprendre à se servir de nouveaux outils.
Mais en échange, on gagne quelque chose de précieux : l’indépendance.
Et dans un monde numérique de plus en plus cloisonné, c’est peut-être ce qui a le plus de valeur.